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Gérer efficacement les appareils « froids » en fin de vie pour contrer le réchauffement climatique

18 mar 2014

Des groupes environnementaux réclament des actions concrètes afin d’accélérer la gestion optimale des appareils « froids » en fin de vie.

Beloeil — Nature-Action Québec (NAQ), la Fondation David Suzuki et l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) réclament la mise en place de mesures concrètes de la part des instances gouvernementales, afin de permettre la gestion optimale des appareils « froids » (réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs, déshumidificateurs, refroidisseurs à eau ou à vin, etc.) en fin de vie.

Ces organismes croient qu’en instaurant les mesures suivantes, le Québec ferait preuve de vision et permettrait aux Québécois de participer à la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES):

  • Inclure, dans la réglementation sur les halocarbures, l’obligation d’extraire et de valoriser ou d’éliminer les halocarbures contenus dans la mousse isolante des appareils « froids ».
  • Soutenir le développement de technologies et de filières québécoises de gestion optimale des appareils «froids » et des halocarbures.
  • Mettre en place un règlement basé sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les appareils « froids », dont les réfrigérateurs et les congélateurs domestiques.

Ces mesures sont jugées prioritaires puisque la majorité des appareils « froids » contiennent des halocarbures dans le circuit de réfrigération et dans la mousse isolante. Lorsqu’ils ne sont pas captés et détruits, ces gaz causent des effets majeurs sur le réchauffement climatique. De plus, certains congélateurs, construits avant l'année 2000, renferment de 1 à 1,5 g de mercure, une substance très toxique pour la chaîne alimentaire et l'être humain. Juste « recycler » l’appareil n’est donc pas suffisant! En outre, la mise en œuvre d'une filière de gestion optimale des appareils froids en fin de vie permettrait de créer des centaines d'emplois de qualité au Québec et de développer de nouvelles technologies exportables.

« Les changements climatiques entraînent des répercussions directes sur notre qualité de vie. Parmi ces effets, on note des conditions météorologiques extrêmes, la hausse du niveau des mers, la diminution du rendement agricole et la modification des habitats fauniques. La gestion optimale des appareils « froids » en fin de vie est un enjeu important pour la lutte aux changements climatiques » signale Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

« Face à l’urgence et à l’importance d’agir pour contrer les dérèglements climatiques, la prise en charge des halocarbures, puissants gaz à effet de serre, représente une belle occasion pour les instances gouvernementales de s’impliquer concrètement dans la lutte aux changements climatiques » affirme  André Bélisle, président de l’AQLPA.

En 2013, le programme Frigoresponsable, mis en œuvre par Nature-Action Québec et Recyclage ÉcoSolution, a permis de récupérer 10 876 tonnes en équivalent de CO2 qui, autrement, auraient été libérées dans l’atmosphère. Au total, 3 835 réfrigérateurs et congélateurs, 1 405 climatiseurs et 679 déshumidificateurs ont été récupérés et recyclés de façon optimale pendant la durée du programme.

« Favoriser la mise en place d’une gestion optimale des appareils « froids » au Québec est une façon importante de contribuer à la réduction des émissions de GES puisque, chaque année, plus de 250 000 appareils froids arrivent à la fin de leur vie avec des émissions potentielles de plus de 500 000 tonnes en équivalent de CO2 », mentionne Pascal Bigras, directeur général de Nature-Action Québec.

Pour plus d’information, consultez www.frigoresponsable.ca

 

Source et renseignements:

Gerardo Barrios, chargé de projets
Nature-Action Québec
450 536-0422 poste 303
gerardo.barrios@nature-action.qc.ca